Lectrice

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18 septembre 2012 par gregoirepolet

Les étoiles au plafond, plastiques phosphorescents collés en dépit de toute astronomie, seulement pour transmuer un plafond en un ciel, la nuit, ce n’est pas son idée à elle. Locataire précédent, qui avait des goûts kitchs, ou un enfant. Et quand le propriétaire dit remis à neuf, on voit de quel bois il se chauffe.

Pendant trois heures et quart, sous les étoiles de plastique, elle a lu Nathalie. Onze heures pile. Elle ferme le livre, éteint la lumière. Les étoiles du plafond s’allument. Frou-frou des draps, elle se tourne, ramène les jambes, sa position pour dormir est le chien de fusil. Mais un quart d’heure après elle a rallumé ; et un quart d’heure encore, elle est dehors, 23h30, elle prend une bière au bar deux rues plus loin, rue Triquet, celui qui n’est pas ouvert la matin quand elle va travailler. Le demi est sur le zinc, trois gorgées bues, mousse évanouie, Marion croise les jambes et constate — elle n’est peut-être pas la première — qu’en se rhabillant tout à l’heure, trop distraite ou trop rêveuse, elle n’a enfilé qu’une chaussette sur deux.

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